Le psycho-corporel

 

Le système nerveux dont nous disposons est le fruit d’une très longue évolution. Sa composition et son fonctionnement comportent ainsi à la fois des traits très rustiques, que nous partageons avec nombre d’autres espèces animales (par exemple les réflexes les plus primitifs), mais aussi des aspects hautement raffinés et encore largement mystérieux aux yeux des scientifiques spécialisé(e)s. 

Même notre cerveau complexe, qui n’en est qu’une des (nombreuses) composantes, n’est lui-même que le reflet de nos états somatiques (âge, sexe, sommeil, système digestif etc.), tout autant que ces derniers ne sont qu’en partie sous son magistère conscient.

Aussi l’état psychologique de toute personne est-il toujours corrélé à un tableau somatique, car le corps et la psyché sont intrinsèquement liés par une relation de dépendance à double sens.

La thérapie corporelle intégrative, sur la base de ce constat, prend en compte l’ensemble du système nerveux et a ainsi l’ambition d’agir à la fois sur sa partie la plus évoluée (via la verbalisation, la conceptualisation, les leviers affectifs et motivationnels de nos comportements), mais également d’influencer le système nerveux dit ”autonome” (car échappant largement au contrôle volontaire), maître de l’homéostasie, c’est-à-dire qui régule l’équilibre métabolique de notre corps.

Concrètement ?

La psychologue envisage nombre d’états psychiques qui amènent à consulter (angoisses, stress, peur, burn-out, colère etc.) comme les reflets d’états somatiques et cherche à agir sur ces derniers. Sans que le sens de la causalité puisse en être explicité avec certitude, la recherche montre en effet que l’action ciblée sur le système nerveux autonome peut puissamment aider à remédier à des états psychiques douloureux.